Description
Quais de Varanasi, Inde 2012
Sarhis séchant au soleil
Varanasi, Inde, les ghats ( quais) bordent le Gange, le fleuve sacré,
C’est la quatrième fois que je reviens dans la cité sacrée. Bénarès se dévoile à moi chaque fois un peu plus en touchant davantage profondément mon cœur. La ferveur immense dont les quais sont imprégnés m’a submergée et je me laisse porter au rythme des prières matinales, des immersions des pèlerins dans le fleuve et des postures méditatives des sadhus. Mais la vie des quais n’est pas que prières, dévotions et bûchers de crémations, c’est un lieu de vie où le quotidien devient divin, où les chants sacrés se mêlent aux éclats de voix, où les battements des lavandiers et lavandières rythment la matinée, où les aboiement de chiens errants résonnent sur les hautes parois des palais qui surplombent le fleuve.
Rêveries orientales, c’est un moment du quotidien des quais qui, chargé de la grâce des lieux, m’a emportée au-delà des rives du fleuve sacré. Alors que le clapotis de l’eau se mêle aux voix des lavandiers, que les linges sont savonnés, frappés puis essorés, d’autres personnes les étendent à même les marches ou comme ici sur des supports de fortune. Les quais se parent alors des couleurs de l’Inde, recouverts des immenses sarhis ( étoffe de 7 mètres dont se parent les femmes ).
La transparence du tissu séchant au soleil me fascine, et alors que je contemple avec apaisement ce spectacle méditatif, une barque apparaît glissant silencieusement sur le fleuve semblant me proposer un voyage lointain, et mes pensées s’envolent avec elle.






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