Arrêter des instants de lumière et se sentir immortelle
Respirer le bonheur d’être là, ici, aujourd’hui
Ecarter les ombres et avancer
Espérer un monde meilleur
Et croire en l’Humanité
Sentir vibrer les âmes
Communier le temps d’un instant arrêté à jamais
Cueillir la beauté des petits riens
L’essence des moments simples
Aimer

Démarche Artistique
Mes œuvres photographiques sont des instants, tels qu'ils ont été offerts à mes yeux et à mon cœur.
Très peu retouchées, elles sont aux couleurs du monde et de la vie.
Pour obtenir ces instantanés j'ai besoin de rester longtemps dans le même lieu ( plusieurs jours, semaines, mois, parfois même d'y revenir année après année ), de m'imprégner des odeurs et des bruits, de m'intégrer parmi les gens, de ressentir les douceurs et les mélancolies. Photographier devient alors une façon de communier avec un monde différent du mien.
Ma démarche photographique s'apparente à un voyage où la rencontre de l'autre est au centre. Même si je ne suis pas loin de chez moi, l'évasion fait partie intégrante du processus. C'est quand je suis portée par un milieu, son ambiance et ses personnalités, lorsque je fais corps avec un espace, que l'on peut m'oublier. C'est en me fondant dans le décor, en vibrant sur la même mélodie, et je peux appuyer sur le déclencheur pour immortaliser un instant authentique emprunt d'un fragment d'histoire.
En arrêtant de tels éclats de vie j'espère toucher les cœurs et contribuer à redonner un peu de foi en l'Humanité.
Car je garde espoir.

Biographie
Née en Aquitaine en 1980 dans une famille d'enseignants voyageurs, Magali Sacau a grandi avec les séances diapositives des longues soirées d'hiver. Pour ses huit ans, elle reçoit son premier appareil photo. Petit et rouge, avec des pellicules de douze poses, il lui permet de pouvoir très jeune poser un regard sur le monde. C'est cet œil d'enfant qu'elle a gardé, un regard attentif aux beautés simples du quotidien et empli d'espérance.
Depuis elle n'a jamais cessé de photographier. Sa soif de découvrir le monde s'est combinée à son besoin d'arrêter le temps. Accompagnée de son boîtier argentique Minolta d'abord, puis de différents numériques Canon aujourd'hui, elle se plaît à cheminer l'œil aux aguets.
C'est pourtant une carrière d'enseignante ( spécialisée auprès des enfants en difficultés ) qu'elle a entamé après ses études de Lettres Modernes, suivant ainsi la voie familiale pour la troisième génération. Une pédagogie de recherche, une pratique bienveillante et nourrissante avec comme ligne de mire d'apporter sa pierre à l'édifice pour contribuer à la construction d'un monde meilleur.
En parallèle la photographie demeure omniprésente.
L'artiste se forme lors de différents workshops dans sa région (comme au Printemps de Pomerol ) ainsi qu'aux Rencontres d'Arles , auprès d'artistes auteurs inspirants tels que Meyer de Tendance floue ou encore Klavdij Sluvan .
Voyageuse dans l'âme elle affine sa pratique lors de longs périples (plusieurs de sept mois ) autour du monde et particulièrement sur les routes d'Asie, et en Inde, immensité humaine qui a touché son cœur. La photographe voyage en privilégiant le plus possible les transports lents ( trains – le transsibérien-, bus, ferrys, stop) qui permettent de ressentir les distances et de multiplier les rencontres.
Elle intègre pendant cinq ans le Collectif de photographes bordelais : Les Cyclopes. Et découvre avec bonheur le partage de connaissances encyclopédiques, une pratique commune et affûtée de la Street photographie, ainsi que la reconnaissance avec les premières expositions en Aquitaine ( Bordeaux et son agglomération, Lacanau ), et à Luz Saint Sauveur.
Ce sont les chocs de la vie ( deuils et désillusions ) qui enclenchent chez l'artiste une urgence de vivre et un besoin de prendre sa place dans le monde. C'est en soufflant ses 44 bougies qu'elle choisit enfin d'oser être elle : respirer pour ce qui la fait vibrer et revenir à son premier langage en s’affirmant comme artiste photographe.
Si elle admire le regard de Sergio Larrain et la spontanéité de Vivian Maier, c’est de la démarche humaine et engagée de Mary Ellen Mark qu’elle se sent la plus proche.
Aujourd'hui, revenue à ses racines, celles des moments heureux chez ses grands-parents sur le Bassin d'Arcachon, elle ne ressent plus le besoin de partir. Elle a trouvé sa place en tant qu'artiste là où les eaux sentent fort les algues, où la boue caresse les pieds, ou le sable fin les réchauffe, où le ciel explose de lumière derrière de lourds nuages et où les gens ont des étoiles dans les yeux.
Ici comme ailleurs, sa photographie instinctive et humaniste aime regarder les autres, et toujours avec le coeur.
Son projet actuel porte sur le monde gitan.


